Macroéconomie — quiz
12 questions · 2 cas pratique(s) · une seule réponse est correcte par question · touches 1 à 4 pour répondre.
1. Pourquoi une baisse générale des dépenses de tous les ménages peut-elle réduire leurs revenus ?
Dans le circuit économique, une dépense des uns est un revenu pour d'autres. Si tous dépensent moins, les revenus baissent : c'est le paradoxe de l'épargne de Keynes. Revoir la notion : Le circuit économique et les agents
2. Un meunier achète 100 € de blé et vend 300 € de farine à Léa, qui vend 1 000 € de pain. Quelle est la contribution de cette filière au PIB (en supposant que l'agriculteur n'achète rien) ?
On additionne les valeurs ajoutées : 100 (blé) + 200 (farine) + 700 (pain) = 1 000 €, soit la valeur du produit final. Additionner les ventes compterait plusieurs fois le blé. Revoir la notion : Le PIB : mesurer la production
3. Le PIB en valeur augmente de 3 % et les prix de 2 %. La croissance en volume est d'environ :
Croissance en volume ≈ croissance en valeur − hausse des prix = 3 − 2 = 1 %. Revoir la notion : Le PIB : mesurer la production
4. Selon le modèle de Solow, qu'est-ce qui permet une croissance durable du niveau de vie ?
Le capital a des rendements décroissants : l'accumuler ne suffit pas. Seul le progrès technique (la productivité globale des facteurs) soutient durablement la croissance par tête. Revoir la notion : La croissance et ses sources
5. Avec une croissance de 2 % par an, en combien de temps le PIB double-t-il environ ?
Règle de 70 : 70 ÷ 2 = 35 ans. Revoir la notion : La croissance et ses sources
6. Lequel de ces indicateurs est un indicateur avancé de la conjoncture ?
Les enquêtes de conjoncture tournent avant l'activité. Le chômage et l'inflation réagissent en retard ; le PIB définitif arrive bien après. Revoir la notion : Les cycles et la conjoncture
7. Sonia travaille 6 heures par semaine et voudrait un temps plein. Au sens du BIT, elle est :
Avoir travaillé ne serait-ce qu'une heure pendant la semaine de référence suffit pour être en emploi. Souhaitant travailler plus, elle est en sous-emploi. Revoir la notion : Le chômage
8. Le taux de chômage passe de 7,6 % à 8,3 %. Il a augmenté de :
Pour un taux, on parle de points de pourcentage : 8,3 − 7,6 = 0,7 point (soit environ 9 % en valeur relative). Revoir la notion : Le chômage
9. En août 2026, l'inflation totale est de 2,4 % mais l'inflation sous-jacente de 1,1 %. Qu'en déduire ?
L'écart montre que ce sont surtout les prix volatils (énergie, produits frais) qui tirent l'inflation. Si la sous-jacente restait basse, le choc pourrait refluer. Revoir la notion : L'inflation
10. Une inflation qui passe de 3 % à 2 % signifie que :
La désinflation est un ralentissement de la hausse des prix, pas une baisse. La déflation, elle, est une baisse générale des prix. Revoir la notion : L'inflation
11. Si la propension marginale à consommer vaut 0,75, le multiplicateur simple vaut :
k = 1 / (1 − c) = 1 / 0,25 = 4. En pratique, impôts et importations le réduisent fortement. Revoir la notion : La demande globale et le multiplicateur
12. Face à un choc d'offre qui fait monter l'inflation et baisser l'activité, la banque centrale :
Un choc d'offre crée un dilemme : monter les taux freine l'inflation mais aussi l'activité ; les baisser soutient l'activité mais entretient l'inflation. En 2026, la BCE a choisi de monter ses taux. Revoir la notion : Les politiques conjoncturelles
Cas pratiques
Cherche d'abord au brouillon, puis déplie la correction.
Énoncé
Au printemps 2026, le prix du baril passe d'environ 63 $ à près de 100 $. En France, le PIB recule de 0,2 % au 1er trimestre puis stagne, l'inflation remonte à 2,4 % en août et le chômage atteint 8,3 %.
- De quel type de choc s'agit-il ?
- Pourquoi le chômage monte-t-il après le PIB ?
- Quelles marges de manœuvre ont la BCE et le gouvernement ?
Correction
C'est un choc d'offre négatif (hausse du coût de l'énergie) : il fait à la fois monter les prix et baisser l'activité. Le chômage est un indicateur retardé : les entreprises ajustent d'abord les heures et l'intérim avant de réduire les effectifs. La BCE fait face à un dilemme et choisit de relever ses taux (2,50 % en septembre 2026) pour éviter que l'inflation ne s'installe, ce qui freine encore l'activité. Le gouvernement, avec un déficit de 5,1 % du PIB et des taux longs en hausse, a peu de marge pour relancer ; il peut au mieux laisser jouer les stabilisateurs automatiques et cibler des aides sur les ménages les plus touchés par la hausse de l'énergie.
Énoncé
Un journal titre : « Le PIB a augmenté de 2 % l'an dernier, les Français sont 2 % plus riches ». L'inflation a été de 1,5 % et la population a augmenté de 0,3 %.
- Le titre est-il exact ?
- Quel indicateur serait plus pertinent pour parler de la richesse des Français ?
Correction
Le titre confond valeur et volume, et total et par habitant. Si les 2 % sont en valeur, la croissance en volume n'est que d'environ 0,5 %, et d'environ 0,2 % par habitant. Même en volume, le PIB mesure une production, pas le bien-être ni sa répartition. Pour la richesse des ménages, mieux vaut regarder le pouvoir d'achat du revenu disponible par unité de consommation, et le niveau de vie médian pour la situation d'un ménage typique.